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Paris: Un trop plein de logements vides ou sous-occupés dans la capitale?

Publiée le 08/09/2016

L’Insee recense 97.000 résidences secondaires et 100.000 logements vides à Paris. Des chiffres qui énervent les élus communistes, qui veulent une hausse des taxes sur ces logements qui échappent aux Parisiens…

Soit une hausse de 20 % par rapport à 2007. La capitale en comptait alors 80.931. Une goutte d’eau par rapport aux 1,3 million de logements que compte Paris ? « Pas vraiment si on prend en compte qu’il y a 600.000 personnes qui cherchent un logement en Ile-de-France, dont 200.000 à Paris », répond Jacques Baudrier.

Surtout, ces résidences secondaires s’ajoutent aux 100.699 logements vacants répertoriés par l’Insee en 2012. Un nombre cette fois-ci en baisse par rapport à 2007 où il y en avait 116.087. « Dans ces 100.000 logements, 40.000 ne sont même plus raccordés à l’électricité, assure Jacques Baudrier. Certains sont certes en instance de démolition, mais il y a aussi bon nombre de logements dont les propriétaires ne font plus rien. »

Pour contenir ce phénomène, le conseil de Paris a voté au mois de Juin, sur proposition du groupe communiste, le principe d’une forte hausse de la surtaxe sur les résidences secondaires. De 20 %, cette surtaxe, que doivent payer les propriétaires de ces pied-à-terre en plus de la taxe d’habitation, passerait à 100 % si le parlement donne son accord. C’était déjà les communistes au conseil de Paris qui avait poussé à la création de cette surtaxe fin 2014. Elle avait permis à la mairie de Paris de récolter 20 millions d’euros.

En parallèle, le conseil de Paris a aussi voté  le principe d’une hausse des taxes sur les logements vacants. Au bout d’un an sans occupation, un appartement est actuellement taxé à hauteur de 12,5 % de sa valeur locative cadastrale, puis 25 % la deuxième année. Le conseil de Paris souhaite porter ces taux à 50 % et à 100 %.

Outre générer de nouvelles recettes pour la ville, l’objectif de ces deux hausses est d’inciter les propriétaires de ces logements vides ou sous-occupées de vendre leur bien ou de le mettre en location. Thierry Delessale, de la chambre des notaires, doute de l’efficacité de ces deux mesures. « Le marché immobilier est déjà tellement taxé, estime-t-il.Aujourd'hui, des propriétaires ne veulent pas vendre parce que les taxes sur les plus-values sont trop élevées. Et ils ne veulent pas non plus louer car ils craignent les complications, notamment les difficultés à expulser un locataire qui ne paierait plus son loyer. C’est sur ces deux volets qu’il faudrait d’abord agir pour encourager la vente ou la mise en location de ces logements vides. »

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